
Dans l’histoire de l’art, de nombreux mouvements artistiques sont associés à un artiste privilégié, comme Gustave Courbet et le réalisme, Claude Monet et l’impressionnisme ou Roy Lichtenstein et le pop-art. Patrice Robin restera probablement associé quant à lui à l’art équitable dont il reste à ce jour le principal représentant.
L’art équitable, qui fait l’objet d’un article dans l’encyclopédie en ligne Wikipédia, se définit comme « un mouvement de l’art contemporain apparu dans les années 2000 qui dénonce la marchandisation de l’art en proposant un rapport équitable entre l’artiste et son public. »
En effet, dès 2004, Patrice Robin réalisait une performance publique à Sète (Hérault) intitulée « Les jours et les nuits du frigo. » Cette performance proposait au public un « échange équitable » de dessins de Patrice Robin provenant de la série « Bagdad Museum » contre des poulets et des dorades.
Dans un article de l’Hérault du jour du 8 janvier 2004, Patrice Robin déclarait : « Nous sommes dans un système de plus en plus libéral où l’argent est roi. L’art n’est pas une valeur marchande et pourtant l’artiste qui, avant d’être un témoin de son temps, est dans son temps, doit aussi manger. Comment ne pas être dépendant de l’argent pour manger, tout le problème est là. »

